Des TIC pour tous, à chacun selon son besoin! [5/5]
5 – Mesurer le risque politique et réglementaire avant d’investir
Dans la quasi-totalité des pays en développement, il existe une autorité de régulation dont l’une des missions est de faciliter l’accès de tous aux TIC, dans les meilleures conditions possibles de tarifs et de qualité de service ; une telle mission doit, en toute rigueur, être remplie, d’une part en toute indépendance vis-à-vis de l’État et, d’autre part dans le respect d’une pleine neutralité technologique …mais il arrive souvent que ces conditions ne soient pas complètement satisfaites ; pour preuve, le service de téléphonie sur Internet qui pourrait être gratuit pour les utilisateurs connectés mais qui reste interdit par le régulateur dans la plupart des pays en développement sous prétexte (pas toujours avoué) que cela pénalise les revenus retirés de la téléphonie fixe par l’opérateur historique dont l’État reste souvent un actionnaire important !
Un autre exemple générique tout aussi choquant : dans la plupart des pays également, les opérateurs de télécommunications s’acquittent d’une taxe, qui représente en moyenne de l’ordre de 2% de leur chiffre d’affaires, pour alimenter un fonds d’investissement sensé financer la diffusion des TIC dans les zones non rentables … eh bien, selon les résultats d’une enquête récente réalisée par l’UIT en Afrique subsaharienne, publiée en 2009, parmi les 26 pays ayant répondu, il a été estimé que le montant total de la « collecte annuelle » dépassait 100 M$ et le moment total collecté à ce jour était supérieur à 400 M$, sur lequel moins de 10% avait été décaissé, soit à peine 40 M$ pour l’ensemble des 26 pays !
Photo Dreamstime: Le nouveau Palais de Justice de Putrajaya (Malaisie)







































