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La nouvelle stratégie des opérateurs mobiles en Afrique !

Publié par jmblanchard le 16-06-2011
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Comme le laissait présager, début 2010, l’arrivée de l’Indien Barthi en Afrique – qui ne se cachait pas d’arriver en Afrique pour répliquer un modèle économique qui avait déjà fait ses preuves en Inde-, la stratégie « Back office » des opérateurs mobiles en Afrique est en train d’évoluer en profondeur : cette nouvelle stratégie est fondée sur un recentrage autour du « cœur de métier » d’opérateur commercial  et par voie de conséquence par un « retrait » plus ou moins marqué des activités logistiques de terrain.

Le premier indice est apparu en septembre 2010 lorsque Barthi Airtel, après avoir pris le contrôle des 16 opérateurs nationaux Zain, a signé un contrat d’outsourcing avec IBM pour la gestion technique de ses réseaux africains (Lire l’article) ; de nouvelles annonces récentes de la part de Safaricom, Telkom Kenya (groupe Orange) et …Barthi, viennent confirmer cette tendance lourde, à savoir :

  • Négociations sur le point d’aboutir entre Safaricom et Telkom Kenya pour le partage des infrastructures de leurs 4000 sites radios cumulés (Lire l’article) ;
  • Décision de Barthi de regrouper ses activités liées à l’exploitation de ses 12000 sites radios dans une compagnie holding dédiée (Lire l’article)

Pourquoi une telle évolution de la stratégie des opérateurs mobiles africains ?

Face à la baisse des ARPU en Afrique (revenus moyens par carte SIM, qui se situent en moyenne aux environs de 10$ par mois mais atteignent actuellement moins de 5 $ au Kenya), baisse résultant à la fois de l’extension des réseaux dans les zones rurales(*) et de la très vive concurrence entre les opérateurs mobiles, il est alors vital, pour ces derniers, de réduire drastiquement leurs coûts de possession (CAPEX + OPEX) afin de maintenir une rentabilité financière satisfaisante : la parade consiste ainsi à partager des actifs non stratégiques (pylônes, énergie, …) et ou à externaliser certaines tâches d’exploitation à faible valeur ajoutée par rapport au cœur de métier.

(*) : à noter que dans les zones rurales, non seulement les revenus par usager sont plus faibles, mais que simultanément, les coûts de possession sont beaucoup plus élevés que dans les zones urbaines (éloignement, faible densité de population, …)Sorry, there are no polls available at the moment.

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